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La peur d'aimer et d'être aimé

Dernière mise à jour : août 17


On apprend l’amour très tôt dans notre vie, en tant qu’enfant, au travers de la relation à nos parents (ou du moins les personnes qui s’occupent de nous et de nos besoins).





Le psychiatre John Bowlby, en 1978, a défini différents types d’attachement.

On peut déjà observer deux grandes catégories : les profils sécures et insécures.

Hélas, la grande majorité des êtres humains se construit de façon insécure.


Parmi les insécures, on peut trouver :


  • les fusionnels ou anxieux : peur intense de l’abandon et de rejet, tendance à se montrer très dépendant de l’autre, à demander beaucoup d’attention. ces profils peuvent se montrer étouffants malgré eux, et ainsi oeuvrer inconsciemment pour se faire vivre ce qu’ils craignent le plus : l’abandon et le rejet.

  • les évitants ou fuyants : à l’inverse des fusionnels, ils ont une peur intense de la dépendance qui pour eux représente un grand risque de souffrance. Il leur est donc difficile de s’impliquer dans une relation, de s’ouvrir pleinement. Ils peuvent à la fois rêver de vivre une belle relation sentimentale durable tout en étant incapables d’y mettre l’implication nécessaire.

  • les chaotiques ou désorganisés : on peut voir ce profil comme un mélange des deux premiers, en alternance. Il s’agit d’un profil qui se comporte en réaction à l’autre, de façon exacerbée (on parlera en PNL des métaprogrammes “Tout ou rien” = tout blanc/tout noir et “Polarity”, en opposition à, voir ma vidéo pour mieux comprendre les métaprogrammes). Si le partenaire prend plus de distance, ce profil réagira comme un fusionnel. Si le partenaire se rapproche, ce profil réagira comme un évitant. Il peut donc être très difficile de savoir sur quel pied danser dans une relation avec une personne de type chaotique, et celle-ci souffre généralement beaucoup de sa construction affective.


Généralement, on a tendance à (bien malgré nous) chercher des partenaires qui nous feront vivre l’amour tel que nous l’avons connu et appris. Même si cette forme d’amour est source de souffrance ! Le cerveau aime ce qu’il connaît, et la zone de confort prime sur l’épanouissement. Du moins, tant que tout ceci demeure dans l’inconscient ! C’est aussi ça, le rôle d’un coach PNL, mettre de la conscience sur ce qui bloque vraiment.


L’enfant, en fonction de ses expériences, développe ce qu’on appelle des croyances limitantes. Par exemple : “je ne mérite pas d’être aimé tel(le) que je suis”, “je suis nul(le)”, “je ne suis pas assez bien”... et j’en passe, notre cerveau est très créatif, pour le meilleur comme pour le pire !


Et les croyances limitantes, ça se déstructure en profondeur, elles peuvent être difficiles à déloger, surtout sans l’aide de personne. L’idée est de les déstabiliser, jusqu’à les remettre profondément en question et les remplacer par des croyances “soutenantes”.


Pour finir, un autre facteur qui me semble important concerne notre modèle sociétal capitaliste. Nous grandissons dans une culture d’accaparement des biens, une culture de l’image, et donc dans un climat très compétitif qui laisse peu de place à la construction de l’amour de soi, l’estime de soi et la confiance en soi.

Le système dans lequel nous vivons repose sur de nombreuses injustices (nous sommes loins d’être tous(tes) égaux(ales)) et oppressions diverses (sexisme, racisme, transphobie, homophobie etc).


Les “gagnants” dans ce système ne peuvent exister que parce qu’il y a des “perdants”.





Au travers notamment des réseaux sociaux (mais pas que, ils ne sont qu’une vitrine d’un mal être général), on observe aisément cette course à l’attention, à la valorisation.

Ce culte de l’image donne lieu à une narcissisation destructrice, qui se retrouve dans les relations les plus intimes, dans une hyperconsommation des individus, avec un détachement émotionnel proche de l’apathie.


Dans ce cadre là, on conviendra aisément du niveau de difficulté pour un profil insécure à développer des relations saines et confiantes.


Construire une belle relation sentimentale nécessite de s’ouvrir à l’autre, notamment émotionnellement, de se montrer tel que l’on est, dans sa vulnérabilité, tout en sachant se maintenir en sécurité.


Sur ce sujet, je vous conseille fortement les podcasts du Coeur sur la table, en particulier “le marché du coeur” (en lien ci-dessous)


Bon à savoir : la construction affective, ça se travaille, et on peut la faire évoluer, la réparer, voire la reconstruire vers un profil plus secure ! Cela fait partie de ce que je propose dans mes accompagnements de coaching. Si cela vous intéresse, on peut en discuter par téléphone https://www.aurielle.fr/book-online






Sources :

  1. https://www.leblogdesrapportshumains.fr/styles-dattachement-relation-amoureuse/