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Le genre, en théorie

Dernière mise à jour : août 17


Le genre est un concept sociologique qui se différencie du sexe biologique d’une personne.


Le sexe biologique comprends l’ensemble des caractéristiques biologiques, physiologiques et génétiques qui permettent, dans la plupart des cas, de placer les êtres humains dans deux catégories : femelle ou mâle.





Il est important de noter que la nature n’a que faire de nos catégories, et qu’environ 1% de la population possède des caractéristiques biologiques, physiologiques et génétiques qui ne permettent pas de les identifier clairement femme ou homme.

On parle alors de personnes intersexes.

Ce chiffre est à prendre avec précaution car de nombreuses personnes subissent des “opérations correctives” à leur naissance, visant à les faire correspondre aux cases binaires du sexe biologique.


Revenons au genre ; aussi appelé “sexe social”, il s’agit d’un ensemble de constructions sociales et culturelles qui définissent les interactions, attitudes, comportements entre femmes et hommes.

On peut presque considérer le genre comme un “mode d’emploi” élaboré pour chaque sexe, dont les instructions varient parfois selon les pays (donc selon la culture).


Le genre n’est donc pas initialement présent, mais s’apprend et se construit dès l’enfance et tout au long de la vie de l’individu.

Le sexe social repose donc sur une logique de séparation mais également de hiérarchisation des personnes au travers du patriarcat, “un système où le masculin incarne à la fois le supérieur et l’universel”


Le genre est également différent de l’orientation sexuelle.

Celle-ci correspond au rapport qu’une personne entretient avec la sexualité et le sentiment amoureux, ainsi que le type d’individu qui l’attire, sexuellement et/ou romantiquement.


Quelques exemples : hétérosexuel (attiré par le sexe opposé), asexuel (pas d’attirance sexuelle), pansexuel (attirance sexuelle/romantique pour des individus quels que soient leur genre et le sexe).


On assigne par défaut le genre féminin au sexe femelle et le genre masculin au sexe mâle. Ces étiquettes peuvent s’avérer très cloisonnantes et limitantes non seulement pour l’expression des individus mais aussi jusque dans leur construction identitaire profonde.

Certaines personnes ne se sentent pas alignées avec le genre qui leur a été assigné.


Une personne cisgenre est une personne dont le genre est aligné avec son sexe biologique : femme de genre féminin, homme de genre masculin.


Une personne transgenre est une personne dont le genre ne correspond pas à son sexe biologique : une femme transgenre par exemple désigne une personne de sexe masculin et de genre féminin.


Une personne genderfluid vit de la fluidité dans son identité de genre


Une personne a-genre ne se reconnaît dans aucun genre en particulier. Similaire aux personnes non-binaires.


Un personne androgyne manifeste une expression de genre (attitudes, vêtements, coiffure, morphologie…) qui sort des codes habituels du genre féminin et masculin.





Les personnes qui ne rentrent pas dans la norme sont encore hélas sujettes à diverses formes de violence (verbale, physique), et se heurtent à de l’ignorance, du rejet, de l’incompréhension et à un manque terrible de soutien et d’accompagnement autour de leur construction identitaire.


C’est pourquoi j’ai à coeur d’accompagner des personnes dites “atypiques”, et sur des problématiques autour de ces sujets, vers une profonde connaissance et acceptation de soi, la réparation des traumatismes et blessures qui empêchent d’avancer, et vers la pleine réalisation de ses potentiels en affirmant sa différence et sa personnalité uniques.


Pour un premier échange téléphonique gratuit : https://www.aurielle.fr/book-online



POUR ALLER PLUS LOIN


Une interview de Florence, femme transgenre :


Sources :


  1. I. Jablonka, Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculini